Auto-diagnostic en 6 questions
Inspiré des signaux d'alerte identifiés par l'AMF et le ministère de l'Intérieur. Cochez toutes les situations qui correspondent à votre cas — vous pouvez en sélectionner plusieurs.
Pourquoi cet auto-diagnostic ?
Les escroqueries financières suivent souvent des schémas similaires, quel que soit le produit proposé (crypto-actifs, trading, placement atypique...). Ces 6 questions reprennent les signaux d'alerte les plus fréquemment identifiés par l'Autorité des Marchés Financiers et le ministère de l'Intérieur dans les dossiers de victimes.
Que signifie mon résultat ?
Plus le nombre de situations cochées est élevé, plus les signaux d'alerte caractéristiques d'une arnaque financière sont réunis. Un résultat de risque élevé ou modéré ne constitue pas une preuve juridique, mais justifie une vigilance immédiate : cessez tout nouveau versement et vérifiez l'acteur concerné sur les listes officielles avant d'aller plus loin.
Cet outil remplace-t-il une vérification officielle ?
Non. Cet auto-diagnostic est un outil d'aide à la décision à caractère indicatif. Il ne remplace ni les vérifications officielles de l'AMF, ni une consultation juridique individualisée. En cas de doute, en particulier si votre résultat indique un risque élevé, un avocat du cabinet peut examiner votre situation en détail.
Les six signaux, expliqués un par un
Ce questionnaire reprend les marqueurs identifiés par l'AMF et le ministère de l'Intérieur. Voici ce que chacun révèle concrètement, et pourquoi il figure dans la liste.
1. Un rendement garanti, élevé et sans risque
C'est le signal le plus fiable, parce qu'il repose sur une impossibilité économique. En matière financière, le rendement rémunère le risque : les deux sont indissociables. Un placement réellement sans risque offre un rendement faible ; un rendement élevé implique nécessairement un risque de perte. Une promesse combinant « garanti », « élevé » et « sans risque » ne décrit aucun produit existant. Elle décrit un argumentaire de vente.
2. Une pression pour investir rapidement
L'urgence sert à empêcher la vérification. Offre limitée dans le temps, place à réserver, cours qui va monter, dossier qui se ferme ce soir : l'objectif est de vous faire décider avant d'avoir consulté un registre officiel ou un proche. Un professionnel légitime vous laisse le temps de la réflexion — il y est même tenu pour un certain nombre de produits.
3. Un contact initial non sollicité
Réseau social, application de messagerie, site de rencontre, appel entrant, publicité ciblée : vous n'avez pas cherché ce placement, il est venu à vous. Le démarchage financier est strictement encadré en France, et la plupart des acteurs sérieux ne prospectent pas de cette manière. Ce signal prend une importance particulière lorsqu'il se combine avec une relation de confiance construite sur plusieurs semaines avant toute proposition d'investissement.
4. Des difficultés pour retirer vos fonds
C'est le moment de bascule, et souvent celui où la victime prend conscience de la situation. Tant que vous versez, tout fonctionne. Dès que vous demandez à récupérer, les obstacles apparaissent : délais techniques, justificatifs supplémentaires, interlocuteur injoignable, opération « en cours de traitement ». Si vous en êtes là, n'attendez pas d'avoir la certitude : agissez immédiatement.
5. Des frais ou taxes réclamés pour débloquer un retrait
Ce signal est presque définitif à lui seul. Aucun opérateur légitime ne vous demande de payer pour récupérer vos propres fonds. Les frais éventuels sont prélevés sur le montant restitué, jamais réclamés par un versement complémentaire. Quel que soit le motif invoqué — taxe, frais de conversion, caution, commission de déblocage, régularisation fiscale — il s'agit d'une tentative d'extraire un versement supplémentaire. Ne payez pas.
6. L'acteur est introuvable sur les listes officielles
Toute société proposant des services d'investissement en France doit être enregistrée et identifiable sur les registres publics. Son absence n'est pas un détail administratif : elle signifie que l'activité s'exerce en dehors du cadre légal, et donc sans les protections qui s'y attachent. Vérifiez avant, pas après.
Comment lire votre résultat
- 0 à 1 signal — peu d'indices dans vos réponses. Cela ne vaut pas validation : vérifiez systématiquement l'agrément de tout acteur avant d'investir.
- 2 à 3 signaux — plusieurs marqueurs sont réunis. Suspendez tout nouveau versement et procédez aux vérifications officielles avant d'aller plus loin.
- 4 signaux ou plus — la configuration correspond aux schémas d'escroquerie documentés. N'effectuez plus aucun versement, rassemblez vos preuves et faites examiner votre situation sans attendre.
Ce diagnostic est un outil d'orientation, pas une expertise juridique. Il ne tient compte ni du montant en jeu, ni de la chronologie précise des faits, ni du comportement des établissements intervenus — trois éléments pourtant déterminants pour apprécier les suites envisageables.
Le schéma type d'une escroquerie financière
Les dossiers se ressemblent au point que la mécanique est prévisible. La reconnaître permet de situer où vous en êtes.
- Prise de contact — approche non sollicitée, mise en confiance progressive.
- Premier versement modeste — le montant est volontairement accessible.
- Gains affichés — une interface montre une progression, qui n'existe que sur cet écran.
- Retrait test réussi — une petite somme est effectivement restituée. C'est l'étape qui installe la confiance, et la plus coûteuse à terme.
- Versements croissants — en confiance, les montants augmentent, parfois avec recours à l'épargne, au crédit ou à des proches.
- Blocage — les retraits deviennent impossibles, des frais sont réclamés.
- Disparition — l'interlocuteur devient injoignable.
- Re-ciblage — un faux service de récupération recontacte la victime et réclame des frais préalables. Beaucoup de personnes perdent une seconde fois à ce stade.
Si vous vous reconnaissez à l'une de ces étapes, il n'est pas nécessaire d'attendre la suivante pour agir.
Questions fréquentes sur l'auto-diagnostic
Mes réponses sont-elles enregistrées ?
Non. Le calcul s'effectue entièrement dans votre navigateur. Aucune réponse n'est transmise au cabinet, et rien n'est conservé.
Un score faible signifie-t-il qu'il n'y a pas d'arnaque ?
Non. Ces six questions couvrent les signaux les plus fréquents, pas toutes les configurations possibles. Un montage sophistiqué peut n'en déclencher aucun.
Faut-il déposer plainte même sans certitude ?
Le dépôt de plainte est ouvert à toute personne s'estimant victime, et il n'exige pas de disposer de preuves complètes. Il présente en outre l'intérêt de dater les faits.
Est-il trop tard si les faits remontent à plusieurs mois ?
Pas nécessairement. L'ancienneté rend certaines démarches plus difficiles, mais elle ne ferme pas la porte : cela dépend des circonstances, des montants, des canaux de paiement utilisés et des intervenants. Faites examiner votre situation plutôt que de renoncer par avance.
Autres outils de vérification
Cet auto-diagnostic fait partie d'un ensemble de 6 outils proposés par le Cabinet d'Avocats Ziegler & Associés :
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